22 janvier 2017

La puissance, le mouvement et l'expression

Je ne me lasse jamais de visiter Rodin. L'alliance de la puissance et de l'expressivité des corps me fascinent. La torsion et les pauses sont extraordinaires.
Je me suis reprise à deux fois pour comprendre le mouvement de cet homme à la fois penché et "vrillé". La troisième tentative aurait pu être encore meilleure ! Quel génie! On comprend mieux pourquoi il fut reconnu et adulé de son vivant.
Ses modèles devaient bien souffrir...

A bientôt....

23 décembre 2016

Voyages à Paris dans les musées

Exposition "Machines à dessiner" au Musée des Arts et métiers. Une initiative insolite pour dessiner dans le noir les maquettes utopiques.

Le Louvre, département Antiquités Egyptiennes, salle 19. Une vraie mine. A voir et à revoir. Les animaux du panthéon. Avec Sophie et Blandine.



20 décembre 2016

Les amers délices du Palais


Jeudi 15 décembre, direction le Palais de Justice avec Sophie et Blandine. Séance à la Cour de Justice de la République. Branle-bas de combat dans la plus imposante salle du Palais, celle-la même où Marie-Antoinette a été jugée. Madame Lagarde, ex-ministre de l'Economie, est accusée de "négligence" pour ne pas avoir fait appel de la sentence arbitrale de 2008 dans l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais. Autrement dit, comment un détournement de fonds publics de 400 M€ dont 45M€ de préjudice moral au profit de Tapie est-il possible?


La Cour de Justice de la République ne juge que les membres d'un gouvernement pour des crimes ou délits commis dans l'exercice de leur fonction. Le dernier recours possible après le jugement est le pourvoi en cassation. Alors qu'un jugement en correctionnelle peut être renvoyé en cour d'appel, voire en cassation. Pourquoi donc les ministres ne sont-ils pas jugés pour des affaires de corruption autrement que les citoyens ordinaires ?... Badinter était favorable à la suppression de ce tribunal d'exception.


Pas moins de 15 juges - 6 députés et 6 sénateurs de gauche et de droite, plus 3 juges de la Cour de Cassation - sans compter les assistants et autres, siègent sous ces lambris majestueux. Un vrai ballet de "cols blancs"... et pas toujours blancs.
Ci-dessus, Jean-Claude Marin, procureur général, magistrat à polémiques : 
"les charges propres (?) à fonder une condamnation pénale de Christine Lagarde - Odette Lallouette de son nom de jeune fille, évidemment, Lagarde, même quand on est divorcée du Monsieur, ça sonne mieux !!!! - n'étaient pas réunies".


Suivront deux témoins de l'affaire pour éclairer les juges : François Pérol, Monsieur "Je ne sais pas Madame la Présidente" ou Monsieur "les choses sont simples..." et Claude Guéant, lui aussi mouillé jusqu'aux os. Affaires à suivre en correctionnelles. N'empêche que trois personnages-clés manquaient à ce grand rendez-vous, dont l'un avait été mis sous le tapis.
Et Lallouette s'est envolée vers Washington avant même de connaître le verdict.
Lundi 19 décembre : Madame Lagarde, passible de 15 000 € d'amende et de 1 an de prison, est coupable mais dispensée de peine et d'amende. Elle ne déposera pas de recours contre sa condamnation !

"Le Conseil d'Administration du FMI, dont elle est la directrice générale, lui a apporté un net soutien, exprimant sa pleine confiance dans sa capacité à assurer ses fonctions efficacement et louant son incroyable leadership." Quant au gouvernement français, "il lui a apporté toute sa confiance en estimant qu'elle assurait son mandat avec succès". 

La messe est dite, le grand bal des hypocrites s'est clos et moi j'ai rembarqué mes petits crayons à croquer ! Et en passant, joyeuses fêtes à tous et que ces affaires de basse-cour ne gâchent pas votre appétit pour la dinde et les marrons !

5 décembre 2016

Bobines au Musée de l'Homme

Petit tour avec mes élèves au Musée de l'Homme récemment refait... Peu de monde, l'effet de nouveauté de la réouverture passée. Un régal pour y croquer objets, animaux, bustes, camion et yourte mongole. Le tout en couleurs avec une vue imprenable sur la Tour Eiffel. Des bustes de toute beauté pour y croquer des visages de toute la terre... assise, au chaud et qui ne bougent pas. Bon exercice avant de passer au métro !




29 novembre 2016

Contes de la misère ordinaire au Palais

Une fois de plus, me voilà au Palais de Justice. Chambre correctionnelle. Pour les délits mineurs mais passibles d'emprisonnement. Hormis le fait que ce soit un endroit au chaud pour dessiner l'hiver, de surcroît assise, et que les sujets ne bougent pas trop, je ne me lasse pas de croquer tout ce monde sous des lambris chargés d'histoire. Pousser les portes et ne pas savoir ce que l'on va juger est toujours une surprise.

Pendant que se juge le sort d'un homme qui a injurié un chauffeur de la RATP, l'avocat d'une autre affaire regarde les cours de la Bourse sur son smartphone ! L'assistante (?) du juge, visage de madone, a l'air de s'ennuyer ferme.

Monsieur X est accusé de filmer sous les jupes des filles. Le bonhomme, la bonne cinquantaine, est dans tous ses états car sa vie privée est d'un seul coup mis en lumière sur la scène publique. Casier judiciaire vierge, comme lui d'ailleurs, il compense son manque en douce... Son avocate, assez convaincante, jouera la souffrance de l'homme pour lui éviter 1 an de réclusion demandée par le procureur. La prochaine fois, j'irai croquer la vaste salle des pas perdus avant que tout ce beau monde n'emménage dans les nouveaux locaux des Batignolles.