16 août 2016

Helsinki la tranquille

En arrivant d'avion, on appréhende mieux la Finlande, territoire de 338 000 km2 composé d'une myriades d'îles vertes émergeant de la Baltique. C'est parti pour une semaine à Helsinki en compagnie de Pekka et Marja, nos hôtes finlandais.

Une nature omniprésente et encore préservée de la pollution.

Le premier jour, sous une pluie digne de la Normandie, destination la gare. Construite en 1919 en granite rose par l'architecte Eliel Saarinen. Ne pas confondre avec le fils, Eero, lui aussi architecte et designer de la fameuse chaise tulipe éditée par Knoll. Au loin, le restaurant en plein ciel ou comment manger à 50 m d'altitude sans avoir le vertige !

Accueil par deux paires de colosses portant des globes lumineux.... 
et pied chaussé design rencontré dans la gare.
On continue sur la place du Sénat et sa cathédrale luthérienne néo-classique construites par Engel en 1860. Aussi sobre extérieurement qu'intérieurement et toute en élégance. Juchée sur la place et toisant fièrement le Tsar Alexandre II en contrebas. NB : La Finlande ne s'est émancipée du joug russe qu'en 1917, après celle de la Suède. Un petit air de Saint-Petersbourg donc... A tel point qu'avant la chute du mur de Berlin, certains tournages de film s'y déroulaient.

Suite au prochain épisode...

3 août 2016

Sketchiton Paris

Pour le moins que je puisse dire, c'est que ce workshop m'a obligé à sortir de "ma zone de confort".
"From thumbnails to big picture" avec Norberto Dorantes, "From splashes to line" avec Delphine Priollaud-Stoclet and "Paint like nobody's watching!" avec Marion Rivolier.

Day 1. 20 juillet 10h30-13h30 à Beaubourg avec Norberto



Avant de commencer à dessiner, choisir ce que l'on veut raconter dans son sujet en faisant de rapides esquisses dans différents formats et différents cadrages. Merci Norberto. En faisant le premier croquis, je me suis aperçue que le ciel orageux sur les toits de la place de Beaubourg m'intéressait plus que les immeubles. Panoramique plus intéressant qu'un simple format A4. 



20h rendez-vous au café Poule-Up



Croqueurs et croqués ! Chaude ambiance sous le ventilateur de cet été "muy caliente". Ma vieille manie de croquer les personnages m'a reprise...
Pas de commentaires sur mes sketchs au Louvre de nuit. Une vraie catastrophe !!!!
Circulez, il n'y a rien à voir !

Day 2. 21 juillet 10h30-13h30 à la BNF avec Marion 



16h30-19h Montmartre Place Dalida puis rue Tolozé avec Delphine 


D'une seule ligne, tracer les immeubles en ne cherchant pas nécessairement la réalité. Terminer un élément avant d'en commencer un autre.
Rue en pente... Bonjour la perspective et les mille détails qui perturbent la lisibilité ! Le focus sur le fond et les taches se chargeront de donner l'impression globale. Merci au scooter de l'avant plan de s'être garé là... histoire de structurer un peu l'ensemble. Assise sur les marches de l'escalier avec Hélène qui renacle à l'exercice et les vapeurs des loulous qui fument leur joint à côté de nous !

Norberto à l'œuvre. Quel talent !

Day 3. 22 juillet 10h30-13h30 Les Buttes Chaumont et la Mouzzaïa avec Delphine 


Petite démo de Delphine
Poser les couleurs, avant même de dessiner. Réhaut de crayon noir aquarellable. Chercher plutôt l'ambiance colorée générale que la stricte réalité. Les arbres deviennent jaunes ou rouges, leurs ombres violettes ou vertes, histoire d'intégrer les propos de Marion.

Alors là, je me lâche ! Ca ne ressemble pas vraiment à mon sujet mais c'est bien plus vivant et drôle !

16h30-19h Le Marais en solo (d'instructions)



Pas de temps à perdre dans la rue des Francs-Bourgeois bondée de touristes. 5' pour croquer l'entrée de la Place des Vosges dans la rue de Sévigné. Norberto et Sophie, avec planche à dessin improvisée... Et Hélène qu'on n'arrête plus !


Direction Place des Vosges sous l'œil condescendant de Louis XIII.

Day 4. 23 juillet 9h-14h. Marathon dessin en Batobus de la Tour Eiffel jusqu'à Notre-Dame




Pas de quoi flipper avec la Tour Eiffel en contre plongée... Explications du maître. Y a plus qu'à.... avec en prime l'intérêt des chinois.
























Et on continue en bateau... Trop rapide pour croquer les vues de Paris depuis la Seine. Alors je me ratrappe sur les croqueurs.

Une bonne heure, trop (?), pour choisir les détails de l'architecture. Comment ne pas se perdre dans cet enchevetrement d'ornements ?

18h30-20h30 Panoramique de Paris depuis la terrasse de Beaubourg



Et pour finir... Plaisir, chaleur et bonne humeur partagés avec des gens passionnés et passionnants. J'en redemande.


19 juillet 2016

Madrid, 35° à l'ombre.

La lumière... enfin ! Couleurs éclatantes, contrastes violents, après la grisaille parisienne, quel bonheur ! 


Marché de San Miguel. Piège à touristes pour déguster tapas de luxe dans une ambiance conviviale et colorée. Un régal de personnages en mouvement et de couleurs vibrantes. Une fois n'est pas coutume, mon croquis passé en bichromie est plus convaincant qu'en couleurs.

Du rooftop du Circulo de Bellas Artes - les espagnols en sont très friands - les mythiques Cibelles de la place du même nom, émergeant des toits. Canicule sous les toldos en treillis, jus de tomate en
main.

Plaza Mayor, l'une des plus célèbres places du quartier historique (XVIe siècle). Ordonnancement quasi militaire de l'architecture et statue de Philippe III au centre.

Vue imprenable sur le Palais royal éclairé, confortablement assise sur le rooftop des jardines de Sabatini pour un dîner branché. Merci Blanca pour cette soirée... un peu fraîche ! Le vent froid a fait tomber la température à 22°contre 35°c la journée !

Plaza de Oriente. Teatro Real. Crayon en main, à l'ombre de la fontaine avec Bizet, Puccini, Verdi etc... dans les oreilles ! Ce soir, grande rediffusion d'opéras sur écran géant. Je suis donc aux premières loges pour les essais. Le top ! Je suis accostée, dans un français irréprochable, par un bulgare, Gabriel, admiratif de mes dessins. Brin de causette et il repart sur son vélo. Je serais bien restée plus longtemps mais le car pour El Casar est à prendre d'ici 3/4 h... C'est chaud pour aller à pied jusqu'à la Place de Cibelles et prendre le 27 jusqu'à la Castellana... mais je serai à l'heure !

8 juin 2016

Week-end sportif à Bordeaux

C'est parti pour le grand rassemblement annuel des urban sketchers ! Cette année, c'était à Bordeaux, du 3 au 5 juin. Quelle chance de pouvoir dessiner cette merveilleuse ville. Entre façades 18e siècle, berges de la Garonne et nouvelles architectures, il y avait de quoi faire. L'équipe de Bordeaux avait organisé différents parcours pour ces 3 jours.

Grève SNCF oblige, une fois de plus... mon train n'a finalement pas été supprimé. J'arrive donc à la gare sous un ciel morose et une température digne du mois de mars. Mais il ne pleut pas !

Après une mise en jambes avec l'Hotel de ville, direction l'Ecole de la Magistrature, édifiée par Richard Rogers. Contraste étonnant avec la tour ronde du Fort du Hâ, ancienne prison.

Vers 20h, rendez-vous à la Sirène, lieu d'exposition des urbans sketchers bordelais. Causette sur le trottoir avec Sophie et Dotun, confortablement assise sur une palette.



Samedi matin, je choisis le parcours "classique" dans les quartiers historiques. Tant pis pour la nouvelle Cité du Vin, sur les berges rive gauche vers le Nord. Ce sera pour une autre fois! C'est parti pour la Place de la Bourse. Magnifique place en hémicycle face à la Garonne. Comment ne pas rater cette merveille ???? En commençant d'abord par un détail, genre mascaron... 

puis la place elle-même avec ses colonnes, toits d'ardoise, le tout sous un ciel plombé et menaçant. Pas franchement facile de trouver les contrastes !

On file maintenant vers la Porte Cailhau, en plein courant d'air. Retraite opportune à la terrasse d'un café qui offre des plaids orange !

Pause sandwich sur la Place Fernand-Lafargue avec Rosine. Le soleil commence timidement à faire son apparition. Ca grouille de partout... y compris de sketchers. Concentration max.

Reprise dans les petites rues pour finir sur les Places du Parlement et du Grand Théâtre.

Cette fois, le soleil est revenu et les bordelais sont sortis. Un chanteur américain sous son parapluie coloré beugle dans son micro, les touristes photographient, les sketchers croquent, les bordelais sirotent. La fatigue commence à  se faire sentir... 

Le soir, direction les Tontons, restaurant privatisé ce soir là pour les sketchers, non loin de la Cité du Vin et du bassin à flots. Les berges de la Garonne et ses entrepôts ont été réhabilités en restaurants ou en Quai des marques. Relâche bien méritée.

Dimanche, rendez-vous sur la Place Sainte-Croix où trône l'église romane Saint-Michel dans un quartier aujourd'hui populaire. Difficile dès le matin de s'attaquer à l'ensemble... Le portail est déja compliqué... J'ai d'ailleurs oublié une colonne ! J'avais mieux réussi le portail de Moissac à la Cité du Patrimoine avec les conseils de Jérémie Soheylian !

Direction la brocante de la Place Saint-Michel, déballage traditionnel bordelais. 


Exercice de style sur les visages des passants et vendeurs sous l'œil ensoleillé du clocher. 

Pause sandwich à l'ombre du clocher... 

et c'est reparti sur les berges rive droite et ses badauds du dimanche. 

Retour vers 18h à la gare. Mon train n'est pas supprimé. Quelle chance ! Je reviens fourbue mais enchantée de ces 3 jours de croquis intensif. Un grand merci à toute l'équipe de Bordeaux ! 
Histoire de ne pas perdre la main, je continue à dessiner dans le train. 21H, tout le monde descend et bienvenue dans la crasse parisienne et son soleil en berne.

Et la presse locale s'en mêle ! Quelle notoriété !