18 septembre 2017

Boulogne au fil du temps



Au fil de mes pérégrinations dans Boulogne, je croise la maison du 62 boulevard de la Reine. Construite en 1902 par Alexandre Barret, elle est un modèle d'architecture familiale et bourgeoise du début du XXe siècle.

Je poursuis jusqu'à l'avenue Robert-Schumann et ses belles demeures. La villa Renard construite en 1928. André Malraux y résida en tant que locataire entre 1945 et 1962. En 1962, un attentat contre lui, commis par l'OAS, blessa grièvement la fille des propriétaires, Delphine Renard.

La villa Dora Gorin, construite en 1929 par les frères Perret au 21 rue du Belvédère. Même époque que la précédente mais radicalement différente. Béton apparent mais corniche plus classique.


A l'angle de la rue de la Rochefoucault et de la rue Darcel, la curieuse maison de Dame Tartine ! 


La place Denfert-Rochereau et son immeuble "guimauve" ! Ca faisait longtemps qu'il me tentait !


Et pour finir, un petit tour au Musée Paul Belmondo.

29 août 2017

Cap à l'Ouest... à Boulogne

De retour de vacances avant le grand retour des autres, j'ai exploré Boulogne sous un regard neuf de "touriste" ! Je suis partie à la rencontre du patrimoine architectural des années 30. Ici la villa Collinet (1926) de Mallet-Stevens, rue Denfert-Rochereau. A coté, sa sœur, vraisemblablement de la même époque mais d'un tout autre style !

Ici, juste à côté de la précédente, la villa Dubin (1928) de Raymond Fischer. Je me suis un peu lassée de faire la villa Cook entre la Collinet et celle-ci ! Un brin identiques !

Ici, l'immeuble de rapport construit par Pingusson (1933-1936), dite la villa Ternisien. A l'origine, s'élevait une maison Le Corbusier dont les propriétaires étaient mécontents de par les malfaçons. Elle fut donc remplacée par cet immeuble. Pingusson s'inspira des paquebots de l'époque avec ses fenêtres-hublots et sa pointe arrondie en forme de proue.

Faute de pouvoir rentrer dans l'allée des Pins et la rue des Arts rue (avec digicode svp) où se situent les ateliers de Lipchitz et Miestchaninoff construits par Le Corbusier, je continue la rue Denfert-Rochereau. Autre style. A suivre...

22 août 2017

Cap à l'Ouest... en Vendée

Pour finir les vacances et toujours rester à l'Ouest, me voici en Vendée. Temps idéal pour dessiner. Ici le port de l'Aiguillon, au sud des Sables d'Olonne et tristement célèbre après la tempête Xinthia de février 2010 qui inonda des terres construites.

Le port, situé à l'embouchure du Lay, est un port d'échouage. C'est à dire que les bateaux s'amarrent sur des estacades en bois. Au XIX° siècle, l'activité maritime est intense. Aujourd'hui, elle l'est encore avec la mytiliculture et l'ostréiculture. Les pêcheurs que j'y ai rencontrés travaillent au chalut, au filet, au casier pour les langoustines, à la drague pour les pétoncles et coquilles Saint-Jacques et à la civelle. C'est le seul port à ne pas avoir de criée. Les pêcheurs déposent leurs produits aux Sables d'Olonne (un casier réfrigéré avec puce magnétique) ou à La Rochelle pour y être vendue le lendemain.

Trois pêcheurs hauts en couleur : Dominique, venu vendre sa pêche au chalut, au "cul du camion" (soles, bars, maigres, encornets, araignées, huîtres plates et mulets). Kiki, l'homme au Solex venu tchacher avec les potes et Nanou, dit Jésus, retraité de la mer après un accident. Ce sont eux qui m'ont expliqué la pêche à la civelle. La civelle est un alevin d'anguille. Née dans la mer des Sargasses, elle traverse l'Atlantique en un an. Lorsqu'elle arrive en Europe, les marées la poussent dans les estuaires et elle est pêchée près des rives, généralement la nuit et par un temps doux. Sa consommation a connu une explosion dans les années 90, allant jusqu'à menacer l'espèce. Sa pêche est donc aujourd'hui très réglementée et réservée aux pêcheurs.


La promenade sur le port.


Les bateaux de pêche de Port Bourgenay.


Petit tour à la plage et crayon en main. Exercice pas toujours très facile car les modèles bougent...


Brochette de "picolos" au bar de Saint-Vincent-sur-Jard, fief de Georges Clémenceau natif de Vendée et surnommé le Tigre. D'ou le nom du bar tabac. 

4 août 2017

Belle-Ile en Mer

Lundi 24 Juillet


Arrivée le soir à Belle-Ile la bien nommée, direction le phare du Palais. Premier exercice d'un séjour presque exclusivement "studieux" en compagnie de Sophie. Elle me fera visiter les quatre coins de l'île à pied, bus et stop.

Mardi 25 Juillet


Direction le sud-ouest. Les aiguilles du Port de Goulphar ressemblent à celles de Port Coton que Monet a peintes à plusieurs reprises. Nous n'avons pas vu de "coton" à Goulphar, ou d'écume fouettée, mais la mer y est impressionnante autour de ces noires aiguilles dentelées.


Puis direction le phare... de Goulphar. Il a sans doute perdu son "e" dans le vent ! Assises dans l'herbe à son pied, comment s'attaquer à "la chose", émergeant impudiquement d'une touffe de tamaris ???? ;)))

Mercredi 26 Juillet


Direction Locmaria vers le sud-est. Son église au curieux toit et son ciel qui pleure...
L'après-midi, nous irons voir les étonnants reliefs géologiques de la plage de Bordardoué (au bord de Dieu). Très facile de se perdre, avec le crayon, dans ces roches plissées, lamellées de tufs et de quartz. Un endroit unique pour les géologues. J'y ai pris plus de photos que dessiné ! 
Retour le soir par la plage de Donnant après un parcours à travers fougères le long de la falaise. Sportif !

Jeudi 27 Juillet


Cette fois, direction le grand ouest, à Sauzon. Visite le matin au jardin de l'Eden du Voyageur et matinée travailleuse pour Sophie. Puis petit port charmant avec verre de muscadet à la terrasse de l'hôtel du Phare. Le piège de la carte postale a bien fonctionné... Dessin inmontrable. C'est décidé, je me concentre sur le cadrage. Et je choisis mon point de vue. Ne pas tout dire.



 Le soir, spectacle de rue avec "les Mystères de l'Ouest". Ambiance très festive et colorée.


Vendredi 28 Juillet


Départ de Sophie pour le sketchcrawl de Saint-Malo. Je me retrouve donc seule à dessiner. Demi- journée assez productive.


A l'embarcadère du Palais, le Vindilis, l'une des ferries qui assurent les liaisons avec le continent.


Un petit croquis, assise sur le parapet de la rue de la Manutention, face à la rue qui mène au port.


Au Palais, à marée basse, les barques colorées au pied de la citadelle Vauban.


Samedi 29 Juillet


Grosse flemme.... Personne pour être stimulée... En plus, il pleut un crachin qui mouille, comme sait offrir la Bretagne. Assise par terre au niveau des gaz d'échappement, sous la pluie, j'aborde mon dernier dessin avec le "Yarmouth Sea Man", vrai faux bateau. Navire école de la Royale construit en 1942 pour former des officiers de marine, il a été remis en état par un particulier. Il reprend la mer pour des tournages cinématographiques. Belle fin ! Et moi de repartir en fin d'après-midi par le Vindilis, les yeux chargés de couleurs, de soleil et de vent. Merci Sophie pour cette parenthèse croqueuse et stimulante par ton talent. Adieu belle île !




30 juillet 2017

Grand air en Bretagne

Arrivée le jour précédent le stage au Guilvinec, Fabrice m'emmène sur la plage de la grève. Magnifique de contraste devant un catamaran de l'école de voile. Baignade pour lui, croquis pour moi.

Le lendemain, avec les stagiaires, face au port de l'Echiagat. Exercice difficile de paysage pour ne pas en faire une carte postale... Pas vraiment d'avant-plan pour donner la profondeur. Les maisons fort heureusement ressemblent plus à des cubes qu'à des habitations.

Le sur-lendemain, tous au port. Le soir, je m'octroie une pause dessin. Magnifiques cables, filets, bouées, etc. Un vrai régal que je n'ai pu explorer beaucoup. A regret !

Cette fois, à la pause de midi, je peux m'offrir le luxe de dessiner sur la plage du centre nautique.

Et enfin, le samedi, le stage terminé, exercices de personnages sur la plage. Histoire de capter les mouvements et attitudes. A faire et refaire, comme un entrainement graphique.

16 juillet 2017

Retour en images du stage au Guilvinec

Du 10 au 15 juillet, direction la Bretagne Sud, au Guilvinec avec 15 stagiaires. Aventure avec Fabrice qui fut une grande première pour nous et une vraie réussite. Un stage alliant les croquis depaysages, port, monuments, plage et personnages. Sous un ciel radieux et de courtes averses.

Petite marche jusqu'à Léchiagat en face du Guilvinec. Ca vous rappelle quelque chose la balise rouge ?



Grand beau... pourvu que cela dure...Pas facile, ce paysage avec toutes ses nuances de verts et bleus !

Production colorée contre toute attente avec le mauvais temps.


Repli salvateur à Saint Nonna de Penmarc'h !

Un peu de port et ses "ficelles", histoire de savoir choisir son centre d'intérêt !

Retour timide du beau temps sur la plage de la grève en compagnie de l'école de voile

Et grand beau au phare d'Eckemül accompagnés d'un petit vent frais pour les plus intrépides face à la mer



Merci à toutes et à tous pour cette semaine riche d'enseignements. 
Malgré les aléas du temps entre soleil et averses, ce fut un vrai plaisir de guider vos pas sur les chemins du dessin et de l'aquarelle !  Car dessiner sur le motif, c'est copier ce que l'on voit, avec ses sens, et pas ce que l'on sait avec sa tête !

7 juillet 2017

Grosse chaleur au jardin du Luxembourg

C'est toujours un régal de "croquer" les gens sous le soleil ! Dans toutes les positions, ils s'offrent au soleil après 9 mois de grisaille et les conversations vont bon train... sous les ombres des palmiers.

Beaucoup de spots où dessiner tranquillement des activités et points de vue variés.


4 juillet 2017

Montmartre encore sous la pluie...

Dimanche 2 juillet, stage Randocroquis et dernier de la saison. Pas de chance, comme la veille, pluie en rafales... Dessins entre les gouttes... Mais l'après-midi, ça s'est arrangé ! Et tous mes stagiaires sont repartis avec le sourire ! Et moi, je me suis offert un croquis du ciel sous le Lapin Agile.

Ambiance maussade pour commencer la journée... au café Montmartre, sur la place des Abbesses.


On continue devant le célèbre épicier de Amélie Poulain...

Ou la contre plongée depuis la rue des Trois Frères. La motivation des stagiaires est au rendez-vous. 
Leur bonne humeur aussi !

Après un rapide croquis du passe muraille, je les emmène à la Villa Léandre.





Petite démonstration de ciel devant le cimetière de Montmartre.


Et pour finir, grand ciel bleu devant le Lapin Agile.